Fidèle à sa réputation, Monsieur Toussaint Louverture offre un écrin splendide (cette couverture, bordel ! Ceux d’entre vous qui voient mes stories Instagram savent quel effet elle a sur moi – je ne vais pas le redire ici, c’est votre privilège 😉) à un livre écrit en 1994 qui n’avait encore jamais été publié, ni en France, ni ailleurs : Diables blancs. Ce qui n’était alors qu’un manuscrit ne trouva aucun éditeur à l’époque à cause d’une polémique née lors de la publication du précédent roman de James Robert Baker. Mis au ban de la société littéraire, l’auteur californien ne sera plus édité de son vivant (dépressif, il mettra fin à ses jours trois ans plus tard, à l’âge de 51 ans).
On ne peut que remercier la maison d’édition indépendante bordelaise d’avoir mis entre nos mains cette petite pépite. Car outre la beauté hypnotique de l’objet, la qualité de cet ouvrage est totale et ce roman se dévore avec une jubilation qui confine à la félicité. J’ai suivi les déboires de Tom et Beth avec un plaisir que l’on pourrait qualifier de sadique, il me faut bien l’avouer. Mais il faut dire aussi que le couple a bien cherché ce qui lui arrive ! Et James Robert Baker emballe le tout dans un style sec et féroce fort plaisant.
Espérons maintenant que Monsieur Toussaint Louverture aura la bonne idée de publier les précédents romans de cet auteur inconnu dans notre pays mais extrêmement talentueux.