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Note temporaire
Je ne sais pas quand ils prévoient de sortir la full release mais franchement, attendez encore au moins 1 an, le jeu est très très vide pour le moment. Enorme fan du premier avec 250+ heures...
le 1 août 2025
Qu’un spationaute et un physicien/philosophe des sciences publient un livre pour chanter les vertus du progrès, pourquoi pas. Qu’ils choisissent, deux semaines après la publication de leur livre, Le Figaro, premier bastion médiatique anti-décroissance et défenseur acharné de "l’écologie punitive", pour porter leur message (à voir ici) : là, ça commence à ressembler moins à un débat d’idées… qu’à un exercice de communication bien huilé.
Car face à l’urgence climatique, Éloges du dépassement ressemble surtout à un grand numéro de déni poli : deux figures publiques qui, chacune à leur manière, refusent d’admettre que leur propre domaine, le spatial pour l’un, la croyance dans un progrès sans frein pour l’autre, fait partie du problème. Et que le réel, décidément, ne colle pas bien à leur récit.
Thomas Pesquet, on le connaît : spationaute charismatique, symbole de l’aventure humaine et vitrine institutionnelle du spatial. Mais lorsqu’il parle d’écologie, tout devient bizarrement brumeux. On se souvient tous de notre cher Thomas revenir depuis l'espace et nous parler de cette incroyable fragilité de la Terre qu'il a ressenti depuis là-haut, c'est le fameux "effet de surplomb", une sensation ressentie par les astronautes lorsqu’ils voient la Terre depuis l’espace et qui change leur vision du monde et leur rapport à la nature.
1.1. Un métier profondément antinomique avec l’écologie
Pour les gens que cela intéresse, voici un super article écrit sur Usek&Rica qui explique en long et en large pourquoi la conquête spatiale et l’écologie sont antinomiques.
Les lancements de fusées, l’industrie lourde, l’extractivisme spatial, la militarisation de l’orbite…
Depuis des années, Pesquet se fait reprendre, parfois sèchement, par des climatologues, des écologistes, des ingénieurs, pour cette contradiction flagrante entre ses déclarations écologiques et son activité parmi les plus carbonées, géopolitiques et impérialistes qui soient.
Et sa réponse ? Toujours la même : on peut travailler dans un métier non écologique sans culpabiliser. Une pirouette plus psychologique que politique. Littéralement l’argument du : "C’est pas écolo, mais ça compte pas."
1.2. Le mantra poussiéreux (et devenu insupportable) de la "course contre la Chine"
Quand il est en difficulté, Pesquet dégaine un vieux refrain du capitalisme techno-nationaliste :
"Si on ne le fait pas, les Chinois ou les Américains le feront." Cet argument de compétition perpétuelle justifie tout : plus de fusées, plus de dépenses, plus de technologie, plus de puissance, plus d’emprise humaine hors de la Terre. C’est le catéchisme de l’industrie spatiale, pas une réflexion écologique. Autrement dit : l’écologie ne doit surtout pas mettre de limites au spatial, mais le spatial peut imposer ses limites à l’écologie. Pratique.
1.3. Un discours pour l’image, pas pour le climat
Pesquet donne l’impression de défendre une écologie… tant qu’elle ne touche ni à son statut, ni à son industrie, ni à son imaginaire héroïque. Son argumentaire tourne autour du dédouanement moral, de l’émotion personnelle, du lyrisme planant. Mais le réel climatique, lui, ne flotte pas en apesanteur.
Étienne Klein est un penseur respecté, mais aussi une figure désormais entachée par des controverses publiques sur des accusations de plagiat qu’il a, un temps, contestées. Quoi qu’il en soit, ces polémiques ont fragilisé son image, et son positionnement dans Éloges du dépassement n’a rien pour arranger les choses. Qui n'est pas un jour tombé sur une de ses vidéos sur Youtube et s'est laissé bercer par sa voix envoutante et son savoir? Je plaide coupable haut la main.
2.1. "Ce n’est pas bien de tout sacrifier à l’urgence" : vraiment ?
Dans l’interview dans l'émission Planétarium du Figaro pour parler de leur livre, Klein affirme : "Ce n’est pas bien de tout sacrifier à l’urgence."
Déclaration qui sonne comme un mauvais sophisme : l’urgence climatique n’est pas une opinion, ce sont des milliers de méta-études, des rapports internationaux, des seuils physiques mesurables. Opposer à cela un “ce n’est pas bien” relève plus du ressenti que de la pensée rigoureuse. Et surtout, cela permet de sanctuariser son domaine.
Un comble pour un scientifique. Lui qui donnait récemment des leçons aux manifestants pour l'urgence écologique et de leur reprocher de ne pas connaitre le sujet. C'est bien beau quand toi tu choisis de l'ignorer quand ça t'arrange.
2.2. Klein milite pour une exception : la science d’abord, les limites après
Plusieurs points le montrent clairement : Il refuse explicitement la décroissance, qu’il perçoit comme une menace intellectuelle plutôt qu’une nécessité thermodynamique. Il défend une vision de la science comme activité qui doit rester hors d’atteinte des restrictions matérielles.
Il présente les grands projets scientifiques comme essentiels, même lorsque leur bilan écologique est lourd. Il oppose l’urgence climatique à la poursuite du progrès scientifique, comme s’il fallait choisir entre les deux. Mais cette idée d’exception scientifique n’est pas universelle. Aurélien Barrau, physicien également (astrophysicien plus précisément), est l’exact opposé de Klein : il reconnaît frontalement la nécessité de décroître, de réduire les industries les plus émettrices, y compris celles qui lui tiennent personnellement à cœur. (Barrau a d'ailleurs pris plusieurs fois frontalement position avec Pesquet sur l'exploration spatiale dans une monde au bord de la catastrophe écologique).
Ce contraste pose une question : Est-ce que la position de Klein relève de la cohérence intellectuelle… ou d’un intérêt de classe scientifique qui s’auto-protège ?
Les polémiques sur ses pratiques intellectuelles passées, qu'il a toujours contestées, n’aident pas à dissiper ce doute.
2.3. Un discours du passé pour un monde qui bascule
L’idée d’un progrès illimité et d’une science toujours vertueuse appartient à un imaginaire des années 1960. Aujourd’hui, c’est devenu un luxe idéologique. Le monde réel s’effondre, littéralement, sous les données, les rapports et les courbes.
Et Klein reste campé dans un discours où la science doit continuer coûte que coûte, sans jamais admettre que : la science peut être extractiviste, la recherche peut être carbonée, les grands projets peuvent être des gaspillages monumentaux, certaines activités scientifiques doivent peut-être être repensées profondément.
Nous réclamons un récit. Un récit qui trace fermement l’axe du futur et polarise nos désirs - Etienne Klein
Klein et Pesquet ne proposent pas un horizon, mais une orientation forcée : un récit normatif qui prétend aimanter les désirs collectifs vers le seul progrès techno-scientifique... Leur "boussole du futur" n’a rien de neutre : c’est un grand récit du progrès qui écrase les autres imaginaires, sobriété, justice écologique, décroissance, comme s’ils étaient des impasses ou des dangers. Et c’est là que ça devient inquiétant : vouloir polariser les désirs, c’est vouloir cadrer l’avenir selon une seule vision, verrouiller le débat, et rendre illégitime tout ce qui sort du culte de l’élan technologique. Une tentative d’imposer un futur unique, au moment même où nous aurions besoin d’en explorer d’autres.
Au final, Éloges du dépassement ressemble moins à un essai qu’à un réflexe défensif :
Deux figures publiques fragilisées, l’une par un métier très critiqué écologiquement, l’autre par des polémiques intellectuelles, qui s’adossent à un média notoirement anti-décroissance pour faire passer leur message, qui dénoncent une “écologie punitive” sans jamais analyser pourquoi les limites écologiques existent, qui défendent leur domaine respectif en le déclarant indispensable alors que les données disent l’inverse.
Le livre donne l’impression d’un manifeste d’auto-justification : un plaidoyer pour continuer comme avant, pour préserver les symboles, les statuts, les récits héroïques, même quand le réel crie stop. L’humanité doit se dépasser, certes. Mais pas en dépassant les alertes, les limites et la réalité physique du monde.
Créée
le 21 nov. 2025
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Je ne sais pas quand ils prévoient de sortir la full release mais franchement, attendez encore au moins 1 an, le jeu est très très vide pour le moment. Enorme fan du premier avec 250+ heures...
le 1 août 2025
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49 critiques
J'ai pour le moment 80h dessus et des MàJ de contenu arrivent tous les 2-3 mois.Je recommande chaudement de ne pas le faire seul, au minimum avec une autre personne. Seul il n'y a pas beaucoup...
le 12 juin 2024
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49 critiques
Edit: situation au 28/02/2025:Le jeu n'a plus été mis à jour depuis octobre 2023... et il reste malheureusement du boulot...Pas mal de nouveaux ajouts mais des points critiques qui demeurent...
le 6 nov. 2023
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