Dans cet essai, Lauren Bastide explore la solitude féminine avec beaucoup de nuance et de réflexion. Elle questionne le regard porté sur les femmes seules : célibataires, divorcées, veuves ou femmes refusant simplement de se remettre en couple. Là où la solitude masculine paraît souvent banale, celle des femmes reste encore entourée de jugements et d’injonctions sociales.
L’autrice montre pourtant que la solitude peut aussi être une forme de liberté. Avoir du temps pour soi, créer, réfléchir, ne pas constamment répondre aux attentes d’un partenaire ou aux normes de féminité : tout cela devient une manière de se retrouver soi-même. La référence à Virginia Woolf et à Une chambre à soi prend alors tout son sens.
J’ai trouvé intéressant que l’essai ne se contente pas de parler du célibat, mais questionne aussi notre société actuelle : isolement, réseaux sociaux, dépendance affective et manque de parité dans la répartition du temps domestique. Tout ne m’a pas forcément parlé de la même manière, mais beaucoup de réflexions résonnent malgré des parcours de vie différents.
Une lecture stimulante, intelligente et richement documentée, qui pousse surtout à réfléchir sans imposer une vérité unique.
Ma chronique complète
https://lesparaversdemillina.com/enfin-seule-de-lauren-bastide/