Un concept vachement sympa gâché par une narration hachée et confuse.
En effet l'on a vraiment du mal à se situer dans l'espace en tant que lecteur. D'ailleurs il n'y a pas que les lieux insuffisamment décrits qui posent problème, les personnages aussi sont imprécis, dans le sens où ceux-ci nous sont à peine présentés. Lorsque nous lisons les lignes de ce livre nous nous retrouvons assez vite égarés par une écrivaine qui ne se soucie pas de la compréhension de son écrit. Un concept voulu certainement mais le résultat est loin d'être efficace. Ce qui sauve ce roman c'est la minceur des pages, qui nous auraient épuisés sur le long terme, ainsi que l'ambiance pesante qui se dégage de l'histoire. En parcourant les chapitres, nous sentons que le danger est de plus en plus présent autour des personnages. Malheureusement il est extrêmement difficile de s'attacher aux avatars du récit tant nous ne savons rien d'eux.
Le fond de l'histoire est vraiment un des seuls éléments qui sortent du lot et la moitié des notes s'envolent à cause du manque d'information de ce texte.
C'est bien dommage car le musellement de la population, l'interdiction de contribuer à la culture, la confiscation d'œuvres d'art, toutes ses idées sont plus qu'intéressante dans le développement d'une société dystopique, en nous rappelant par ailleurs la triste entreprise que les nazis avaient mise en place à ce niveau. Nous savons d'où Kay Dick a pu puiser son inspiration.
Un roman qui se lit bien mais qui trouve être décousu par un manque de détails assez considérable.