Hervé Bazin, de son nom de naissance Jean Pierre Marie Hervé-Bazin a été considéré comme le romancier préféré des français. Son oeuvre fait de lui l'écrivain francophone le plus lu dans la seconde moitié du XXè siècle. On connaît tous son roman “Vipère au poing” qui dresse le portrait d'une mère cruelle. L'écrivain y exprime sa haine envers sa mère et toute sa famille. Pour toutes les femmes bien pensantes, Folcoche devient « la mère de la honte. » le succès ne se fait pas attendre. C'est un succès de scandale.
Avec cet essai, intitulé tout simplement « Folcoche » on découvre un portrait peu flatteur du président de l'Académie Goncourt de 1973 à sa mort. Des archives familiales et policières jaillissent sous la plume de Émilie Lanez, journaliste qui nous livre une autre histoire, Avant d'être reconnu dans le monde littéraire, Hervé est un élève plutôt doué, mais c'est un mauvais garçon, un jeune qui tourne mal. Il est menteur, il fugue, vole, menace. Il est même poursuivi en justice. Il séjourne en prison Il fréquente à plusieurs reprises les hôpitaux psychiatriques. Sa mère Paule cette femme très seule dans le domaine familial, vivant un quotidien sans intérêt, ne disposant d'aucun moyen de communication, ne partageant rien avec son mari tente de le sauver sans y parvenir. Pourtant, à la fin de sa vie elle accepte d'endosser le rôle de Folcoche ce monstre de papier pour que ce fils maudit sorte de l'ombre et jaillisse dans la lumière.