Le phénomène littéraire de l'année dernière et vendu à plus de 2 millions d'exemplaires à travers le monde, Fourth Wing est la nouvelle saga littéraire qui fait sensation. Planifiée pour être composé de cinq tomes distincts, voici ma critique du premier tome de cette pentalogie.
Le roman relate l'histoire de Violet Sorrengail, fille de la grande Lilith Sorrengail, membre émérite du quadrant des cavaliers. A ses vingt ans, Violet doit choisir un des quadrants et ainsi, commencer sa vie d'adulte. Elle, qui a été formée pour intégrer le quadrant des scribes, se retrouve forcée par sa mère, de se porter volontaire dans le quadrant des cavaliers, comme son frère et sa sœur l'ont fait avant elle. Violet n'a aucune envie d'y aller, car le quadrant des cavaliers est connu pour être le plus meurtrier. De plus, elle sait qu'elle a plus de points faibles que de points forts : elle est petite, frêle et manque d'endurance. Pourtant, celle sur qui personne n'aurait miser un cent dessus, pourrait s'avérer être la plus prometteuse...
Le roman de Rebecca Yarros commence par cette belle accroche "A dragon without its rider is a tragedy. A rider without their dragon is dead. Welcome to the fourth wing". L'autrice est percutante et nous plonge directement dans l'atmosphère dangereuse de Basgiath. D'ailleurs, le réseau social Tik Tok a bien compris que cette phrase était vendeuse car pratiquement toutes les vidéos liées à cet univers la reprenne. Yarros sait ce qu'elle fait et son expérience dans le monde littéraire se lit notamment ici : trois phrases simples qui annoncent la couleur du roman.
Le worldbuilding est remarquable. Le monde est composé de différents territoires et de différentes légendes. Les quadrants sont bien construits et leur utilité est bien définie. On retrouve plusieurs éléments de d'autres romans (dont je ne dévoilerai pas le nom, sinon, où est le plaisir ?) mais qui sont mieux écrits par la plume expérimentée de Yarros.
Les personnages sont intéressants. Certains clichés subsistent, comme dans beaucoup de romans, (oui, même dans les classiques, Mesdames et Messieurs, les clichés ont la peau dure, croyez la dame). Mais parfois, cela fait du bien d'en garder quelques uns qui viennent réconforter le lecteur. En tout cas, je trouvais qu'il ne posait pas plus de problèmes que cela.
Enfin, je vais parler d'un vrai sujet central de ce récit : les dragons. En toute honnêteté, ils n'ont rien à envier à ceux de Georges R.R. Martin. Ils sont, comme dirait les Américains, badass. Ils sont tout aussi intéressants que les personnages. Leur couleur a une réelle signification qui prouve les qualités et leurs défauts : violents, intelligents, dociles,... Mais surtout, les pouvoirs qu'ils transmettent à leurs cavaliers sont originaux.
En conclusion, je dirai que ce livre vous convient si vous aimez sortir de vos lectures habituelles, qui certes, proviennent de la sphère des réseaux sociaux, mais rappelez vous ceci, chers lecteurs : si un livre s'est vendu à plus de deux millions de copies, c'est qu'il y a une raison.