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Baldwin's Guts
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Avec Harlem Quartet, James Baldwin m’a plongée dans une fresque vibrante où l’amour, sous toutes ses formes, transcende la douleur. Grâce à des personnages profondément touchants et à une immersion dans le Harlem des années 1950 et 1960, le roman m’a captivée. Pourtant, la violence implacable du Sud des États-Unis glace le sang.
Le narrateur, Hall, commence ses souvenirs par la mort de son frère, Arthur, dans le sous-sol d’un pub londonien, survenu deux ans auparavant. Hall Montana a 48 ans, il est marié à Ruth, a deux enfants, Tony et Odessa. Personne ne parle de la mort d’Arthur, Hall ne le peut pas et c’est peut-être pour ça qu’il entame son récit.
Harlem Quartet fait référence à deux quartets. En effet, très jeune, Arthur était déjà le chanteur du quartet Les trompettes de Sion, aux côtés de Crunch, Peanut et Red. Vous saviez qu’Arthur est mort, vous apprendrez très vite ce que les trois autres sont devenus. Reste à comprendre ce qui s’est passé entre leur adolescence et le moment du récit, quelles mésaventures ou tragédies ils sont vécues.
Et puis il y a les quatre amis, deux frères, Hall et Arthur, un frère et une sœur, Jimmy et Julia.
La première chose qui m’a marquée, c’est l’amour, entre couples, entre frères ou encore entre amis, qui suinte du livre et qui le rend si attachant.
Autre élément passionnant : s’immerger dans la vie de Harlem dans les années 1950-1960. Ce roman est écrit par un homme né dans le quartier. Lui-même, à quatorze ans, a assisté à des rassemblements religieux, s’est converti et est devenu prêcheur. La pratique de la religion est une des fondations de l’histoire.
Enfin, je n’ai jamais rien lu d’aussi glaçant que les voyages d’Arthur dans le Sud des États-Unis.
Créée
le 9 avr. 2025
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