Lire : Loisir, plaisir ou désir ? Que l'homme soit un animal lecteur, voilà une incertitude qui accompagne à chaque nouveau livre ouvert, celui tentant de se hisser à la liberté d'un art exclusif, de par le temps vacant qu'il exige. La lecture est profession de vie, car comme elle, brûle, hésitante, telle une flammeche, et s'immiscant comme le doute, quand la rédaction souvent meurt, rituellement, car elle est consécration, c'est-à-dire, dépense en pure perte, que d'aucuns diraient - consomption ou gaspillage, brûler la vie, les étapes, ceci est l'Otium Lecture sans jamais être 1° une stratégie de diversion, 2°une bibliophagie consumériste, 3°une étude méticuleuse (prérogative du sacerdoce et des temples de la laïcité surnommés "écoles").
De toute évidence, aucun texte sacré n'enseigne qu'il faille lire pour atteindre la denrée rare de la vie heureuse. L'étude en revanche, des textes sacrés et de leurs commentaires, est comme la voie royale vers la sagesse, celle-ci étant consubtantielle d'une certaine marginalité. Consacrer du temps à la lecture n'est pas sage, c'est fou. Une inutilité, inextricable de la condition privilégiée après franchissement de l'étape survivaliste dans le cycle de l'évolution ... pour combien de temps ? Alors que les jours tendent à se raccourcir, La Bible qui dans sa vigilance aux signes, parle nourriture spirituelle, celle-ci partage le caractère de solidité avec la foi, qu'elle alimente et qui l'alimente.
Foi en lire.