Bon. C'est chiant quand t'aimes bien une auteure et que tu sors mitigé du dernier bouquin publié. Tu sais ce petit sentiment "je suis déçu d'avoir été déçu".
L'Hôtel de Verre n'est pas mauvais pour autant, loin de là. Il reprend d'ailleurs le même exercice que pour Station Eleven ; des personnages qui se croisent à des intervalles temporelles assez éloignées et dont les actions ont des conséquences plus ou moins importantes sur la vie de chacun. C'est pourquoi j'ai pris malgré tout un plaisir à lire ce dernier roman.
Malheureusement le sujet ne m'a pas autant intrigué que l'ouvrage précédent. Je me rends compte en voulant écrire ce retour, qu'Hôtel de Verre est très difficile à résumer tant il part dans tous les sens et qu'on ne peut pas le réduire à un principal sujet. C'est sa complexité à le résumer qui le rend à la fois intéressant mais qui lui porte également défaut.
J'ai dévoré les 100 premières pages d'une traite, ai fait une pause de deux semaines, et l'ai repris pour le terminer sans avoir envie de m'arrêter. La sensation du livre qui traîne sur la table de chevet et qui te balance un "termine-moi, steuplait ! poto termine-moi, le dénouement te plaira, juré !", ça vous parle ? Ben voilà, j'ai tenu deux semaines, sans pour autant lire quoique ce soit en attendant, histoire de ne pas lui faire d'infidélités.
Je dirais donc que ce roman est fastidieux ; il appâte grâce à une bonne intrigue dès le début, puis s'égare vers des chemins complexes, denses, qui laissent paraître un certain malaise, voire de l'ennui, pour au final comprendre toute la gymnastique de l'auteure et ce pourquoi elle est passée par là afin de nous régaler d'une fin troublante, froide de désespoir (donc très très belle en ce qui me concerne).
C'est un risque à prendre je pense pour une auteure, de perdre quelques lecteurs en chemin, persévérez la récompense est à la hauteur de l'effort. Vous êtes prévenus, pour ma part je suis content à la fois d'avoir découvert ce texte, mais aussi d'en être sorti !