A la moitié du livre, on n'a toujours pas eu droit à une description précise du visage de la Bête. C'est malin, ça permet à chacun de projeter sur lui ce qu'on pense être la pire des laideurs. Mon impression générale est un peu faussée par le dernier tiers du livre. C'est le moment où la Belle et la Bête se rapprochent. La Belle rencontre la famille de la Bête et on a droit à d'interminables explications sur le pourquoi de sa transformation, sur la généalogie des personnages, et les prophéties qui pèsent sur leur tête. Au final, j'ai aimé l'originalité de l'histoire mais je suis surtout fan du style de l'autrice, une plume élégante, jamais pompeuse. Sans cette qualité d'écriture, je pense que j'aurais vite était agacé par le caractère too much des personnages (la perfection de Belle, l'uniformité de caractère des six sœurs d'un côté, des six frères de l'autre)