8/10 pour les 16 premiers chapitres, les 4 derniers relevant plus du drame et/ou de l’imaginaire qu’autre chose ; à un degré et demi de la réalité dirait l’auteur.
Nous sommes l’été 1986 entre Nantes et Vendée. C’est le temps de la France ‘qui ferme entre midi et deux’, des PEUGEOT 205 et des R12 blanches, des filles qui s’appellent Mylène et de Rocky 4 au cinéma.
Pour le narrateur, qui est adolescent, l’heure est grave. Il est temps pour lui de connaître sa première expérience sexuelle. Pourtant, François BEGAUDEAU raconte cette obsession avec beaucoup d’humour – les 245 premières pages sont même constamment drôles. L’épilogue, qui commence par un évènement dramatique et se termine de façon bizarre, m’a laissé perplexe… À vous de juger.
J’ai été particulièrement sensible à cette histoire car j’avais, moi-même, 15 ans dans les années 80 et toutes les références citées par l’auteur (pop music, cinéma, sportifs, évènements politiques) me sont familières.
Les phrases sont courtes (à quelques exceptions prêt), l’écriture est pleine d’esprit et de jeux de mots – la nostalgie selon BEGAUDEAU est gaie et remplie de fraicheur. À lire.