Le huitième roman de Douglas Kennedy est souvent considéré comme le moins réussi, car c'est le seul dans lequel l'auteur américain s'aventure sur le terrain du surnaturel, ce qui aboutit à un dénouement pour le moins frustrant.
C'est d'autant plus dommageable que le scénario, sans être très original, s'avère très prenant dans un premier temps, et intrigue fortement le lecteur.
Cela dit, je suis désormais plus indulgent après avoir vu le film éponyme du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski, dans la mesure où cette adaptation ciné a ouvert le champ de mes interprétations, dont la dimension surnaturelle n'est finalement qu'une grille de lecture parmi d'autres.
En effet, on peut également voir dans "La femme du Vème" une métaphore sur l'errance psychologique (et géographique) d'un artiste qui finit par percevoir une vision fantasmée du réel.