Le caractère lisse et sage des personnages principaux et celui très convenu des personnages secondaires, n'a pas vraiment réussi à emporter mon adhésion à leur histoire. Sans compter que la construction du récit m'a semblé être à la peine. En l'occurrence commencer par la fin m'a fait plusieurs fois m'interroger sur le pourquoi des détails des chapitres suivants. J'aurais trouvé plus intéressant d'avoir des allers-retours présent-passé plutôt qu'un très long passage sur le passé qui minimise l'intérêt du présent. A mon avis on aurait aussi pu se passer des chapitres dédiés au libraire et à la dame de la maison de retraite et avoir plutôt uniquement le point de vue des personnages principaux, ç'aurait été un poil plus incisif. J'aurais aussi préféré un peu plus d'insistance sur les études, on sait juste que Roya étudie "la chimie" mais ça reste vague, ç'aurait pu être n'importe quelle matière, ça n'a aucune importance dans le récit, je trouve ça dommage, mais peut-être que c'est simplement que j'aurais aimé la voir plus indépendante. Et concernant le style lui-même, j'ai regretté les répétitions, il y a très souvent deux fois la même idée une phrase après l'autre, ou alors la 2e phrase est un résumé de la 1re (!). Malgré tout, j'ai apprécié les échos iraniens, que ce soit l'histoire politique, la littérature, les spécialités culinaires (je l'admets bien mises en avant), l'organisation sociétale, les traditions, le vocabulaire, la vie de tous les jours, la géographie... Je ne sais pas s'il était nécessaire d'appuyer autant le contraste avec les États-Unis, ça fait partie des éléments qui m'ont semblé clichés, mais soit.
En résumé je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture, c'était même plutôt immersif par certains aspects, mais vraiment, les personnages sans aspérités, j'y reste assez imperméable.