Un lotissement calme du sud de la France, dans les années 90. Cinq ados – Mehdi, Max, Lena, Alex et Tom – traînent ensemble, entre virées dans les zones commerciales, premiers joints et rêves de liberté. Leur quotidien est plutôt tranquille en apparence, mais chacun traîne ses blessures, ses secrets, ses silences. Des choses dont on ne parle pas, même entre amis. Et puis il y a cette maison. Fermée, mystérieuse, presque vivante. Un de leurs camarades s’y est suicidé. Intrigués, ils décident d’y entrer. Et là, l’étrange, l’inexplicable survient. La maison semble lire en eux, réveiller ce qu’ils cachent, ce qu’ils redoutent, ce qu’ils désirent. Elle devient une obsession…
Del Amo rend hommage aux classiques de l’horreur des années 90 (on pense aux récits de Stephen King bien sûr, mais aussi au cinéma de John Carpenter, Wes Craven…), tout en proposant un roman très personnel. Au-delà du frisson, du suspense, et du surnaturel, il y a surtout une vraie tendresse pour ces ados en quête de réponses confrontés à la dureté du monde et à leurs propres zones d’ombre. C’est sensible, intense, et brillamment écrit. Et quel final ! – digne de Stranger Things !
C’est le premier roman que je lis de Jean-Baptiste Del Amo, et il me donne très envie de découvrir le reste de son œuvre.