Parce que ce sont de courtes pièces aussi divertissantes que didactiques, ces douze lais flirtent parfois avec le genre du conte au sens moderne, surtout quand le merveilleux colore ce qui semblait n'être au premier abord qu'une énième exaltation de l'amour courtois — cette fois envisagé d'un point de vue féminin.
Malgré l'épaisseur du volume, les pages se tournent à une vitesse folle, surtout si le lecteur considère uniquement le texte en français d'aujourd'hui dans certaine édition (il faut avouer que l'anglo-normand est compliqué à décrypter), un texte d'ailleurs modique puisque ce sont des octosyllabes qui ont été traduits.
Ces récits sont l'une des meilleures portes d'entrée dans la littérature médiévale, plus digestes que les romans de Chrétien de Troyes.