Des gens qui convoitent toutes les ressources d'un cadavre géant de Seiche, comme le feraient des drosophiles ou des asticots.
Cela donne une image moche de nos capacités à profiter de tout, même de l'impensable.
Et n'est-ce pas un peu logique, un peuple qui se meurt sur les restes d'un corps en décomposition ? Et qui partagent la dépouille avec des charognards et des champignons ? Une seiche géante qui baigne dans une eau noire ? Voilà, c'est un drôle de Paradis, on ne comprend pas trop pourquoi des gens s'y installent… Ah si pour les bénéfices de cette énergie, le Verrot, que libère le cadavre titanesque de cet architeuthis pourrissant sur cette planète.
Une partie de cette population, souffre d'une maladie qui s'appelle le Sanglot. Certains s'en sortent, d'autres en meurent, et les derniers mutent. On les appelle les Boursouflés. Ses Boursouflés sont enfermés dans une prison : Lazaret 44. Tandis que d'autres sont parvenus à se cacher dans les bas-fonds nauséeux de l'architeuthis.
Une lutte des classes entre les ouvriers qui souffrent et un gouvernement véreux et profiteur. Une ambiance de pourritures dans tous les sens du terme...
6 personnages très différents qui se croisent...
Et d'autres surprises putrides et peu ragoutantes…
J'ai assez rapidement pensé à Ru de Camille Leboulanger, d'autant que le thème social y est très présent également en plus de cette curieuse tendance à vivre sur un être colossal.
Beaucoup de similitude dans ses deux romans et pourtant on y verra également beaucoup de différences.
C'est un très bon roman pour ceux qui aiment le genre, mais le vocabulaire (architheutis, le mistelle, les mires, les échevins, les cruxiens, cosmoport, etc...), les noms et L Univers très futuristes m'ont égaré. Et même si je l'ai lu jusqu'au bout, j'ai peiné à lire certains passages, j'ai aimé suivre Knaagdier, Pruystinnck et Wydooghe, mais beaucoup moins les autres.
Je n'étais pas le public.