La narratrice est mariée depuis longtemps à un homme homosexuel. Ensemble, ils décident de vivre en couple libre, dans lequel chacun vivrait ses propres aventures, à condition de ne jamais se mentir, de toujours tout dire.
Pourtant, la narratrice semble errer dans sa vie. Elle s’attache à la figure d’un de ses ancêtres, mort à trente ans à Orléans, loin de Liège, leur ville natale. Il y a alors comme un effet de miroir entre Edmond, l’ancêtre, et Vincent, son mari.
Le sujet avait du potentiel. Malheureusement, je n’ai pas été emporté·e par le texte, que je trouvais parfois trop décousu, pas assez capable de faire vivre une histoire épaisse aux sentiments subtils.
J’aurais peut-être aimé quelque chose de plus incarné, de plus ancré dans des sensations corporelles, j’aurais aimé un texte qui prend le temps de s’arrêter davantage sur la personnalité des amants de passage, sur les lieux visités.
J’ai aussi un peu de mal avec les recours à l’astrologie, à la voyance, les évocations de la psychanalyse. Bref, pour moi, il s’agit un peu d’une occasion manquée.