Frédéric Lenoir nous livre ici un ouvrage bien différent de L’âme du monde, un conte philosophique qui emmenait le lecteur dans des considérations passionnantes. Ici, on est beaucoup plus proche du cours de philosophie, de l’essai ultra documenté (plus d’une centaine de sources, nombreux mots latins en renfort) avec une approche parfois presque scolaire (« Dans une première partie, nous verrons.. »), ce qui donne un aspect assez rébarbatif au livre, parfois presque ennuyeux. L’auteur nous parle en détails de l’élan vital de Bergson, la force désirante d'Aristote, le désir-puissance de Spinoza ou la volonté de puissance de Nietzsche.
Par ailleurs, Lenoir veut tellement vulgariser que souvent il se répète, ce qui est un parfois un peu dommage. Enfin, écouter parler du désir sous toutes ses formes, toutes ses racines, toutes ses interprétations et autres possibles, certains lecteurs décrocheront probablement.
Tout ceci étant dit, ça reste un ouvrage de philosophie bien écrit, complet, intéressant et qui donne à réfléchir (ce qui me paraît le plus important).