Seconde plongée dans l’univers complètement barré de Pratchett.
On y voit cette fois quelques limites apparaître dans le style de l’auteur : quand il fait dans la blague intensive, ça ne marche pas autant. Le tout devient un peu trop loufoque, moins crédible. Et ce constat s’applique à une bonne moitié du livre, parcourue de moments plutôt drôles mais moins inspirés que le premier tome, et des péripéties assez fades.
Malgré ça, le charme a une nouvelle fois opéré sur moi. Il y a un je ne sais quoi irrésistible qui fait qu’on s’attache vraiment au casting déjanté. Et il faut bien dire que certains passages relèvent du génie. Je retiendrais une intro très séduisante, des scènes excellentes dans l’université invisible, et le bagage, fidèle à lui-même, c’est à dire génial. Le meilleur pour la fin : un constat qui s’applique à merveille au Huitième Sortilège. Quarante pages en or massif, faites de morceaux de bravoure et d’amitié, avec une émotion complètement inattendue. Les dernières pages sont particulièrement saisissantes et m’ont vraiment touché à titre personnel. Et c’est finalement ça qu’on demande à un bon bouquin : qu’il nous passionne certes, mais surtout qu’il nous surprenne et nous offre des instants de joie quand on ne s’y attend pas.
Ça y est, je crois bien que je suis devenu un adepte du Disque-monde…