Tout d’abord, je dois avouer avoir été sensible à l’humour de Gogol.
Parlons du propos à présent, Gogol nous plonge peu à peu dans la tête d’un homme qui s’enfonce dans les méandres de la folie.
Il tombe amoureux de la fille de son directeur et va s’imaginer que le chien de celle-ci et un autre chien parle et s’échange des lettres et il va y chercher un sens. Et c’est là que vient la rupture, cette fille représentant un monde inaccessible pour lui. Il rêve de grandeur, d’être reconnu pour pouvoir espérer la séduire. Mais c’est impossible. Et c’est là qu’il plonge dans la folie, il s’y perd, s’imagine être Roi d’Espagne mais finalement il finira persécuté et Roi de l’asile…
C’est une critique en douceur de la société bureautique, écrasante de part sa hiérarchie.
Donc en global, c’est agréable à lire, c’est intéressant dans ce que ça critique même si y’a rien de nouveau et l’humour de Gogol marche bien, mais ça ne m’a pas transcendé non plus. Ce qui m’a moins plus c’est qu’il manque peut-être un petit peu de sérieux pour qu’on puisse vraiment être pris dans l’émotion dramatique je dirais. Cela vient peut-être du fait que je m’attendais plus à un drame qu’à une espèce de farce. Je m’attendais peut-être trop à quelque chose style Ivan Illitch, je ne sais pas.
Finalement, malgré que j’ai été sensible à l’humour bah le fait que ce soit trop grossier m’a sûrement un peu empêché d’être pris totalement dans l’émotion dramatique certaine qui se cache derrière cette allure de farce. J’aime bien les dernières lignes qui accentuent le drame mais bon il aura fallu attendre la fin pour avoir ça, c’est dommage.
Mais Gogol a quelque chose, ça c’est sûr, c’était ma première œuvre de lui, donc je vais continuer.