Une nouvelle dont le principal intérêt est de savoir en quoi le mensonge protège t'il celui qui en fait un art de vivre. En arrière plan une vague critique sociale sur ces nouveaux riches prêts à toutes les calomnies pour ne pas redescendre sur l'échelle sociale.
Intéressant est la dualité qui s'inscrit très rapidement entre cet artiste roturier et ce nouveau noble qui engagent un duel faits de non dit et de manigances. Les statuts semblent peu à peu se fissurer, jusqu'à même se renverser, puisque le plus indigent incarne la fatuite de la réussite. Tandis que l'homme de peu se révèle d'une inattendue probité morale. C'est peut-être dans ce renversement de classe que la nouvelle produit son meilleur effet.
Car l'intrigue reste somme toute très commune, qui plus est par une vague reviviscence amoureuse qui semble vouloir prendre à contre pied la classique romance des contraires qui s'attirent. Elle se veut un effet de style qui s'embourbe de clichés parasitaires.