Attention: ce billet est emprunt d'une très grande mauvaise foi.


Difficile de chroniquer Elena Ferrante tant ce roman, comme le précédent, m’inspirent des sentiments contradictoires.


Deuxième tome de sa tétralogie napolitaine, Le nouveau nom nous renvoie dans les bas quartiers de Naples au début des années soixante.


On y retrouve Lila qui, tout juste mariée, réalise que son mari Stefano est un sale traître pathétique (je n'en dis pas beaucoup plus, rapport à si vous n'avez pas lu le tome 1).


Du coup Lila elle est pas trop chaude pour la bagatelle mais à cette époque, Stefano il faut qu'il engrosse sa femme s'il veut prouver qu'il est un homme.


Donc on décide d'envoyer Lila à la mer, parce que le soleil et l'eau salée, ça soigne tout et ça fait pousser les bébés.


Comme elle veut pas y aller toute seule (enfin y'a bien sa belle sœur Pinuccia, mais c'est une chieuse, ça compte pas), Lila décide d'appeler la brave et boutonneuse Elena.


Elena/Lina/Lena elle, elle n'a pas bougé et continue de trouver que c'est trop injuste. Mais quoi au juste? Ben tout.


Par contre Lena, elle sait aussi qu'à la plage, c'est sûr qu'il y aura ce gros relou de Nino, et elle l'aime bien, le gros relou.


Nino c'est le type qui se prend pour Sartre parce qu'il a lu un article dans le Libé local.


Il a une gueule (à gifler, dans ma tête) d’intellectuel maudit, cheveux à la BHL, chemise ouverte sur un torse imberbe et idées à la mode qu'il recrache comme un bébé régurgite son lolo.


Mais Elena elle trouve qu'il est vachement intelligent.


Admettons.


Après moult et longues tergiversations à base de je t'aime moi non plus, voilà les minettes parties à la playa.


Et là, je divulgâche un peu (pas beaucoup en fait) mais bon c'est le mélodrame par ce que Lila ça va pas trop trop la gêner de piquer le mec des rêves de sa copine...


Franchement, les personnages sont insupportables.


Lila, la pimbêche prétentieuse qui peut pas s’empêcher de tout casser autour d'elle parce qu'elle sait pas ce qu'elle veut.


Lena un genre de Bécassine besogneuse qui jalouse à peu près tout le monde sans voir qu'elle est la seule à avoir sorti un pied de la fange.


Finalement ce sont presque les personnages secondaires qui sont les plus intéressants (sauf Nino, qui est un blaireau).


Je ne peux même pas parler du style, d'un classicisme assommant, même en mettant ça sur le dos de la traductrice, qui n'a quoiqu'il en soit pas pu inventer les interminables descriptions des sentiments mesquins des deux adolescentes: et ouinouin, c'est qui qu'est la plus intelligente...


Alors, à ce stade, pourquoi 6/10 me direz-vous?


Et bien parce que, pour une raison qui m'échappe toujours, le tout fonctionne plutôt pas mal (en lisant un peu en diagonale, je ne vous le cache pas), et en tout cas l'auteure, je le lui cède volontiers, parvient à capter l'attention du lecteur, parce que l’histoire au fond, est très attachante.


Au final L'amie prodigieuse, c'est un peu comme un soap opéra: on voit bien que c'est assez mauvais, allez, disons passable, mais on a quand même envie de connaitre a suite.


Courage, plus que 2 tomes...

Chatlala
6
Écrit par

Le 26 mars 2018

3 j'aime

1 commentaire

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François_CONSTANT
5

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Chatlala
6

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