Après ma lecture d’Enfin seule, j’avais envie de poursuivre ma découverte des essais féministes. Le Prix à payer s’est révélé être une lecture riche et stimulante, même si elle demande du temps pour assimiler toutes les informations présentées.
L'autrice s'intéresse aux coûts invisibles supportés par les femmes dans le cadre du couple : charge domestique, parentalité, organisation du foyer ou encore impact des écarts de revenus. L'un des aspects les plus intéressants concerne la remise en question du partage strictement égalitaire des dépenses. Lorsque les revenus sont différents, un partage à 50/50 n'est pas toujours synonyme de justice. Cette réflexion sur l'équité plutôt que sur l'égalité mathématique m'a particulièrement parlé.
J'ai également apprécié que l'essai ouvre le débat sans tomber dans une opposition simpliste entre hommes et femmes. Certaines situations existent évidemment dans les deux sens, même si les statistiques montrent qu'elles touchent davantage les femmes.
La véritable révélation de cette lecture reste cependant la valorisation du travail domestique. Voir ce travail invisible traduit en chiffres permet de prendre conscience de son poids réel dans l'économie familiale et plus largement dans la société.
Un essai dense, parfois pessimiste, mais extrêmement pertinent pour réfléchir aux rapports entre argent, travail invisible et égalité au sein du couple.
Ma chronique complète
https://lesparaversdemillina.com/le-prix-a-payer-de-lucile-quillet/