Après les limaces géantes qui bouffent les gens, voici les rats qui attaquent la ville. Si vous cherchez du réalisme, passez votre chemin. Mais soyons clairs, le réalisme n'est pas ce que nous attendons de ce genre de littérature. Les histoires de monstres de forme animale, bien qu'elles soient destinées à susciter la peur, servent souvent à transmettre des messages récurrents : polluer c'est mal, le nucléaire c'est mal, les expériences scientifiques c'est mal et le profit c'est mal.
Ici, bien que la critique de la pollution et de l'urbanisation ne soit pas explicitement formulée, on peut supposer qu'elles sont responsables de l'arrivée de ces grosses bêbêtes.
Pourquoi n'ai-je pas du tout aimé?
Si le roman possède sa réfléxion sociale (Le roman n'utilise-t-il pas l'invasion des rats comme une métaphore des conséquences des inégalités sociales et de la négligence des autorités envers les quartiers défavorisés? ) et que l'ambiance moche est bien transmise, je me suis profondément ennuyée. Je n'ai eu aucune empathie pour les personnages que j'ai trouvé peu développés, au point de devenir indifférente à leur sort.
Limite, j'étais du côté des Rats. Ce qui est dommage.
Quelqu'un a demandé l'autre jour sur le site, si on devait s'identifier au héro pour apprécier un livre (ce n'était pas formulé ainsi mais je ne retrouve pas la question), en ce qui me concerne non, mais j'ai besoin que la psychologie des personnages soient développés, et si elle ne l'est pas, j'ai besoin de me moquer des personnages. Or ici, si les personnages sont peu développés, ils ne prêtent pas non-plus à rire.