Que ce recueil peut être beau, malgré certaines baisses de régime, lorsqu'il parle de vieillesse, d'âge, de mûrissement !
Qu'il est meilleur encore lorsqu'il parle vrai, de son vrai sujet: Eyzahut, terre natale de la poétesse, terre charnellement minérale, où résident ses racines, son être, ses volcans, géants de feu, comme endormis, qui grondent !
Qu'il eût été parfait se Volcans ou Mûrir avec les feux et les pierres de Cécile Marguerite Chazal Coulon Vincenti ! Qu'il eût mieux répondu à cette question, titre d'un des poèmes: "tu t'appelles qui ?"
Hélas, ce qui - Montaigne disait que le moi est haïssable - décline son identité tant par sa sublime Auvergne que par ses petites crises de midinette qui abaissent les volcans au plat pays du nombril lesbien.
De sorte que le recueil est bien nommé: Les Ronces !
Parmi ces ronces, buissons typographiques comme écrivait Francis Ponge, il faut partir à la chasse aux mûres pour goûter pleinement l'œuvre. Marquer ces coins à champignons pour d'éventuelles relectures, purgées de ce qui peut en faire une purge.
Il reste cette vraie voix qui perce, incarnation volcanique d'Eyzahut, de l'Auvergne, d'un lieu qui méritait d'être mis en vers avec le regard d'une de ses natives.