« Loup blanc », le titre m’a interpellé et j’ai pensé immanquablement au héros de Sapkowski : bien mal m’en a pris ! Peut-être me disais-je que ce « Skillgannon » va tomber sur le Sorceleur et qu’il se fera botter le cul en bonne et due forme, ce serait marrant à tout le moins.
Mais il n’en est rien et le héros de Gemmell a la simple, très simple épaisseur d’une feuille de papier-cul et le charisme d’un beignet pas frais. Ou d’une endive périmenaze.
Il croise un autre « héros », celui des précédents tomes de cette saga qui semble bien ridicule et basse de plafond dans son style de roman de gare, le gars « Druss » et sa grosse hache de bourrin de base : ils font assurément la paire, ces deux gros cons.
Les dialogues insipides et gênants de maladresse confirment l’inanité du monde imaginé par Gemmell qui sonne creux lui aussi. En conséquence de quoi, on s’emmerde à 10 000 balles de l’heure dans cette histoire qui mouline comme un vieil aspirateur Hoover de 1940.
De la fantasy décidément très molle malgré la violence de quelques combats ici et là dans un univers générique qui fait bailler d’ennui très régulièrement. C’est nul mais c’est nul, ce machin ! à un point difficilement imaginable !