"Toutes les folles de mai de la terre latine, pleurent à tout jamais le deuil de leur fils"*
C’est histoire de savoir d’où l’on vient. Celle qui se cherche, c’est Luz, et le temps sauvage, c’est celui de la répression, alors que la junte militaire avait pris le pouvoir en Argentine, entre 1977 et 1983. Le narrateur change souvent, ce qui rend le récit dynamique, et nous relate le point de vue de chacun des protagonistes.
L’histoire est bien ficelée, Elsa Osario maîtrise le suspense, les clés du récit sont distribuées avec parcimonie.
Quant à l’histoire proprement dite, comme beaucoup de mes romans fétiches, elle concerne une partie de l’Histoire. Celle qui nous est contée ici je n’en avais pas entendu parler, certes les « Mères de la place de Mai », vite fait ça me disait quelque chose, mais… Chaque dictature comporte son lot d’horreurs, ce régime là n’aura pas épargné les « subversifs », il ira tellement loin qu’il fera accoucher les détenues enceintes avant de les assassiner. Les enfants, eux, seront donnés à des familles de militaires ou de policiers, dans un but de purification idéologique …
Les Mères de la place de mai, ce sont ces grand-mères qui recherchent leurs petits enfants, ceux qui ont été volés à leur naissance.
Joli roman qui témoignage d’un autre temps, le temps sauvage.
* "Protesta" BERURIER NOIR
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.