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Basilic épicé
Ouaiiiis, c’était bien geek! Ça m'a plus du coup. J'ai bien mis le premier tiers pour rentrer dedans... Tous les clichés du genre sont là... Peut-etre parce que c'est un de ces livres qui définit le...
le 6 mai 2014
J’ai lu onze tomes sur la trentaine que compte la saga. Verdict : David Weber écrit pour les anglo-saxons nostalgiques de l’apogée de l’Empire britannique. Ses gentils sont des monarchistes capitalistes, ses méchants des révolutionnaires vaguement communistes – Stéphane Courtois dans l’espace. Et évidemment, les Français révolutionnaires ? Mauvais jusqu’à la moelle. Pas un mot sur les famines coloniales britanniques qui ont décimé l’Inde, mais un florilège de clichés anti-rouges et anti-français.
Le bon et le (très) mauvais
Mission Basilic, premier tome, promettait un univers pré-Révolution avec de belles batailles spatiales. Sur ce point, chapeau : les affrontements sont épiques, dignes d’un Star Wars en mode flotte navale.
Mais pour atteindre ces cent pages de baston ? Préparez-vous à 700 pages de blabla : intrigues politiques gnangnan, romances grotesques et dialogues interminables façon “je te dis ce que je vais te dire, je te le dis, et je te redis ce que je t’ai dit”.
Personnages en carton-pâte
Honor Harrington : héroïne parfaite, monolithique, sans faille. Gentille au point d’en donner la nausée.
Les autres ? Soit caricatures de méchants communistes façon Robespierre/Saint-Just (“oh regardez, on a repris leurs noms !”), soit aristocrates lubriques et incompétents. Weber n’a aucune nuance : bons militaires d’un côté, mauvais militaires de l’autre.
Politique et idéologie au marteau-piqueur
Les Manticoriens (gentils) : monarchie capitaliste modèle.
Les Havriens (méchants) : république semi-communiste, fanatiques, commissaires politiques débiles.
Les messages ? Adieu l’impôt progressif, l’aide aux chômeurs et tout ce qui ressemble à une régulation sociale. Vive le marché, vive l’armée, vive la Reine.
Structure répétitive (11 tomes, copier-coller)
À chaque tome :
Récap du tome précédent.
Honor heureuse.
Méchants qui complotent.
Autres méchants qui complotent.
Bataille mineure → victoire Manticore (technologie supérieure LOL).
Complot méchant, complot méchant, complot méchant.
Nouvelle techno “game changer”.
Grosse bataille finale → victoire Manticore (encore).
Réflexion silencieuse et teasers pour le tome suivant.
Ajoutez à ça une inflation de pages délirante : 300 pages au début, 1000 à la fin.
Pourquoi j’ai continué ?
Les batailles spatiales. C’est beau, c’est fun, ça pète de partout. Et parfois, Weber aborde des trucs intéressants : doctrines militaires inspirées de la Seconde Guerre mondiale, économie, géopolitique (malgré son biais). Le problème, c’est tout le reste : les dialogues, la psychologie, la lourdeur idéologique.
Conclusion
On me l’avait vendue comme la meilleure saga de SF militaire. Perso, je ne décernerai pas ce titre. Lisez plutôt Les Fantômes de Gaunt (Dan Abnett) ou même du Warhammer 40K : plus sombre, plus fun, plus inventif.
Weber, c’est de la SF “Old School” : spectaculaire, mais manichéenne et saturée d’idéologie monarchiste. Si vous aimez les bastons spatiales sans trop réfléchir, foncez. Si vous cherchez de la nuance ? Fuyez.
Créée
le 28 juin 2020
Modifiée
le 7 août 2025
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8
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