Je ne sais jamais trop comment aborder l'œuvre de Céline, ce dernier m'apparait toujours comme étant à la fois un bon pote, un grand maitre et un vieux fou. Il est là à m'embobiner, à me charmer, me fasciner et non, pas une seconde je n'essaye de lui résister. Céline c'est mon Père Castor. Il a juste une grosse paire de couilles qui sent fort le souffre.

L'enfance et la jeunesse de Céline deviennent un tourbillon grotesque, une histoire sans queue ni tête, mais pourvue d'un corps majestueux. Avec lui je n'essaye pas démêler le vrai du faux parce que je m'en fous, ce qui m'intéresse c'est son style. Et son style, bah il déferle, il s'insinue, il tape finement dans le gras... Une ordure ciselée par un orfèvre.

Un suspens se créé, mais pas un truc ordinaire, non ! C'est un suspens des mots, ce n'est pas « qu'est ce qu'il va encore me raconter ? », mais bien « comment il va me le raconter ? ». Tout ça dans une langue qui rappelle encore une fois que la gouaille des rappeurs, elle a bien 70 ans de retard.
Rvd-Slmr
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste

Créée

le 1 avr. 2012

Critique lue 1.3K fois

Rvd-Slmr

Écrit par

Critique lue 1.3K fois

8

D'autres avis sur Mort à crédit

Mort à crédit

Mort à crédit

7

Chaiev

le 10 oct. 2011

Suivre

Tu m'as donné ta boue, et j'en ai fait de l'or

Allez, le gros morceau : essayer d'expliquer vaguement pourquoi on peut en toute objectivité trouver un livre bien, mais ne pas l'aimer pour autant. Ou l'inverse. Quand Celine balance au monde décati...

Mort à crédit

Mort à crédit

9

-IgoR-

le 7 déc. 2014

Suivre

Concerto pour détraqués

Alors que le silence se fait sur le monde et sur la vie de l’homme, il n’est que temps d’un regard en arrière. Une lointaine projection aux origines du drame, quand tout allait – déjà – si mal. Et de...

Mort à crédit

Mort à crédit

9

-Valmont-

le 23 mai 2018

Suivre

Se prémunir contre l’enfer des rageux

Le médecin nous place d’emblée dans son univers horizontal, pandémoniaque, au seuil d’un dixième cercle dantesque, à moins que ce ne soit aux portes des Limbes. Jeunesse : dans une cage à lapin à...

Du même critique

Les Décombres

Les Décombres

10

Rvd-Slmr

le 2 févr. 2011

Suivre

Critique de Les Décombres par Rvd-Slmr

Peu de livres sentent autant le souffre que celui-ci. Précieux témoignage sur le milieu journalistique d'avant guerre et la débâcle française, il fut à peu près impossible de le republier après la...

Storm of the Light’s Bane

Storm of the Light’s Bane

10

Rvd-Slmr

le 17 janv. 2012

Suivre

Critique de Storm of the Light’s Bane par Rvd-Slmr

Dès que je me suis inscrit sur Sens critique et que j'ai vu l'onglet « musique » grisé, j'ai su quel serait le premier album que je chroniquerai. Pourquoi « Storm of the lights bane » en particulier...

Je suis un cyborg

Je suis un cyborg

10

Rvd-Slmr

le 2 févr. 2011

Suivre

Critique de Je suis un cyborg par Rvd-Slmr

Un film sublime et magique, Park Chan-Wook réussit magistralement un dérapage contrôlé absurde et surréaliste. Profondément tendre, ce film se démarque complètement de la trilogie Vengeance, bien...