No Logo
7.8
No Logo

livre de Naomi Klein (1999)

En France (je trouve) lorsqu'il s'agit de donner son avis sur des sujets traitant d'économie, de finance, on catalogue immédiatement la personne comme étant "de droite" ou "de gauche", au delà du bon sens de ses arguments.Or avant d'être le livre référence des altermondialistes (c'est selon), le livre documentaire de Naomie Klein est avant tout une analyse fournie et logique de la société de publicité et de licenciements dans laquelle nous vivons. Comme rien n'est parfaitement objectif, No Logo a pour but évident de dénoncer les revers de la consommation de masse et ses conséquences désastreuses. Nous ne sommes pas dans la critique gratuite mais dans un travail d'enquête à propos d'un des aspects de la globalisation. De la simple nécessité de produire des biens pour tous aux techniques de branding/marketing (qui ne vendent plus des produits mais des modes de vie, des concepts vides de toute utilité primaire) les plus pointus, l'on comprend que le monde tourne à l'envers. Les faibles salaires made in China causent du chômage du côté nord de l’hémisphère. Nord qui ne cesse d’investir dans la publicité et bouleverse nos quotidiens avec ces nouveaux espaces de vie que sont devenus les centres commerciaux (Mall of America,Polygone à Cagnes sur Mer, Wall markt etc). L'espace public est envahit par des pubs au format géant et le moindre acte subversif contre la société (mouvement punk, grunge, street art etc.) se retrouve récupéré dans une démarche commerciale ! On pourrait parler pendant des heures de ce bouquin de qualité (tant riche par ses faits objectifs, la réflexion sur ces derniers et les liens logiques qui relient ces faits ainsi que les conséquences) mais le meilleur est encore de le lire. Un doc' écrit que je recommande à tous car il pose question et amène à voir plus large que l'exploitation des ouvriers du "Tiers Monde" tout en décortiquant le long processus solidement ancré dans nos société, depuis le jour où on a compris que pour vendre son produit il fallait "vendre du rêve". A rapprocher de "The big one" de Michael Moore.
PS : Gens de la com' et créatifs, jetez y un coup d’œil...

Jaymes
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le 15 sept. 2016

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