J'adore Franck Thilliez, c'est un auteur de polars qui pour moi est une valeur sûre. Je dévore ses romans, je suis toujours surprise, je suis toujours happée. J'ai adoré La Faille que j'ai mangé en une journée, j'ai adoré le Syndrome (E), le Manuscrit Inachevé, Il était deux fois, 1991, Gataca, Pandémia, Angor, Atomka, Rêver, Fractures, Labyrinthes. Il est pour moi, un génie du thriller.
Mais voilà, comme beaucoup de polars, les romans de Thilliez ne dérogent pas à la règle : je souffre d'amnésie. C'est-à-dire que quelques semaines après ma lecture, je suis incapable de vous dire de quoi parle son roman.
Beaucoup de romans me font cet effet, mais je dois reconnaître que c'est propre au polars, que j'ai aimé ou pas (bon je me souviens quand même de vertiges et un peu de Labyrinthes).
Norferville, je ne pense pas que je vais l'oublier. Il n'est pas moins ou plus atroce que les autres, mais il a une ambiance que j'apprécie : celle du Grand Froid.
D'ailleurs cette ambiance m'a fait penser à la dernière saison de True Detective (celui avec Jodie Foster), qui mêle pays glacial et oppression envers les autochtones. Pas la même histoire mais un effet miroir bien présent, même si l'un se passe en Alaska et l'autre au nord du Canada, j'en ai des engelures sur les doigts et je prends conscience que l'horreur qu'ont vécu certains peuples, n'est pas terminé.
Un bon entertainment avec sa touche de prise de conscience social...