Comme pour Médée, j'ai une affection pour la pièce Othello du fait de la multiplicité de ses interprétations, et de leur brio. Ici, j'ai commencé en voyant Che Cosa sono le nuvole de Pasolini qui détourne complètement la pièce. Ensuite je suis retourné à cette chanson que je n'avais plus écouté depuis si longtemps, Jalousie de Claude Nougaro.
Sachant que dans quelques jours Othello par Welles sera projeté à la Cinematek de Bruxelles, je me dépêche de lire la pièce originale.
Et je dois avouer ma déception en la lisant. C'est plus léger que Médée de Corneille (que je tiens pour une sommité), mais malheureusement, l'ayant lu en une traduction française, j'ai peur d'avoir manqué cette beauté potentielle. Je lirais les autres pièces de Shakespeare en anglais si je peux. Sinon en terme de scénario, c'est fluide, léger. Mais pas extraordinairement consistant... Je crains que la pièce ait une plus grande importance de par sa descendance et sa thématique que par sa qualité intrinsèque. En fait je préfère le court-métrage de Pasolini et la chanson de Nougaro.