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Quel texte !
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le 31 oct. 2024
La couv’ d’un hebdo culturel au millénaire dernier. On n’a jamais lu l’article. Une telle chose aujourd’hui ne serait plus possible. Un bien? Certain?
Car objectivement nous étions là tout de même devant un fait. Sous couvert de girl empowerment, Britney ouvrait le bal d’une belle compétition qui aura à minima financièrement porté ses fruits, produits de très nombreuses multi-millionnaires. Des Modèles (on s'étrangle). Aujourd’hui, nombreux clips vidéo de ces grandes business woman du monde de la musique ressemblent à un show de club de Las-Vegas (pas les plus propres. Tantôt la pré-ado d’un ami a tenu à nous faire démonstration d’une choré de K-pop. Profond malaise). On n’y comprend rien. Ce qui était dégradation lorsque régnait le Mâle, notre nièce éclairée de nous expliquer, est démonstration de femmes qui se ré-approprient leur corps. Belle pirouette (beau numéro d’hypocrisie?). Objectivement, nous étions devant le même business médiocre du vieux siècle qui franchissait juste une ligne tracée par un bloc commun. De jeunes business-women tâtaient le terrain, et à défaut d’un quelconque réel talent, renchérissaient sans gloire dans l’exploitation d’un filon millénaire.
Comment peut-on en être encore à parler de cette opération commerciale digne de nos programmes poubelle de télé-réalité (strictement la même tambouille), de la matière conçue pour nourrir des médias crasseux, le tout travaillant en parfaite synergie, plutôt qu’à élever des statues à toutes ces femmes magnifiques de leur talent et de leur intelligence (pour la fin de millénaire qui vit naître Britney; Bjork, PJ Harvey, Tori Amos…. tant d’autres).
Un point d’entrée donc bien singulier.
Alors l’autrice avait 8 ans. Des parents embarrassés qui, devant l’obstacle, on ne les blâmera pas, ont misé sur le temps qui fait invariablement son œuvre. Car il était, convenons le, bien difficile d’éclairer la belle âme pure à ce qui se jouait. Quelque chose aurait été tristement gâché (et là double raison d’en vouloir à Britney, à qui on trouve en définitif très peu de circonstances atténuantes).
Bon, il s’agit d’une clé d’entrée. Elle ouvre un livre qui déverse colère et rage comme en flux continu. Impressionnant dans sa forme. On ne sait pas si le procédé est création, mais si oui, alors chapeau Madame. Les phrases empiètent les unes sur les autres. Un point, une virgule, interrompt régulièrement un propos. Au lecteur/trice de compléter ce qui n’a pas besoin d’être explicité, ou qui n’a pas le temps de l’être, parce que le flux ne doit pas s’interrompre, parce qu’il n’y a pas de temps pour l’apaisement. Cette colère qui bouillonne, qui pourrait faire brouillon, c’est un tour de force, force qui s’applique au lecteurs/trice, qui le met positivement à l’épreuve. Le problème est qu’une parenthèse d’apaisement aurait pu être mise à profit pour bien qualifier le fond, l’organiser et le hiérarchiser. Non. Il s’agit d’un livre de combat premier qui ne laisse place à aucune mesure ou contradiction. On assène, on agrège, tout et parfois … un peu n’importe quoi (cf Britney, la chirurgie esthétique parce qu’injonction du Mâle (selon nous une étude reste sérieusement à conduire. La société a connu quelques bouleversements, dont certains bien heureux. D’autres tristement infertiles), « attention Louise, on voit ta culotte »). Au cœur de cette colère, au noyau ……. on en saura rien. Pour un autre livre. On ne spéculera pas. Point de doute en revanche que cela tourne autour d’un Vieux Pervers. Ce Vieux Pervers. La langue française n’est pas assez riche pour le vomir. Pour des actes de nature et d’échelle bien diverses (mais aucune hiérarchisation. On est dans l’air du temps. C’est un sérieux problème). Sur un relâchement, l’autrice d’admettre ce qui est constat: le Vieux Pervers n’a pas d’âge. Point tout à fait. Puisque que le Vieux Pervers vieux est voué aux gémonies, le Vieux Pervers jeune simplement déçoit. Un point de détail sûrement, mais l’on y voit nous une fissure (expérience similaire connue à l’écoute d’un podcast d’Ovidie).
Au coeur de cet ouvrage, une sœur rêvée, un modèle inaccessible, vénérée, aveuglément. Nelly Arcan. Dont l’autrice a clairement à cœur de reprendre la croisade. Mais en ce 21 siècle, la carte n’aurait-elle pas changé? Quelques glissements sociologiques ne seraient-ils pas à prendre en compte (ne serait-ce par exemple sur les sources et moteurs de l’injonction) ? Et puis Henry Laborit. Qui suggérait il y a demi-siècle de revenir aux bases : la science. Que la langue, la socio-culture maquillent tout. Qu’il faut d’abord acter de nos fondements pour construire un vivre ensemble, pour trouver ce chemin. Point le projet de cet ouvrage.
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le 19 mars 2026
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