Lorsque j’ai rencontré Ramsès Kefi à Livres dans la boucle il y a quelques semaines, il semblait prendre un plaisir énorme à discuter avec ses lecteurs et à dédicacer son roman, et cela m’a fait chaud au cœur de voir quelqu’un de si enthousiaste ; j’avais déjà très envie de lire Quatre jours sans ma mère, mais cet enthousiasme débordant a considérablement accru mon désir pour le livre.
C’est donc avec fièvre que je me suis plongé dans le roman de Ramsès Kefi avant-hier et, deux jours plus tard (désolé Ramsès, je n’ai finalement pas passé quatre jours avec vous 😉), c’est avec le sentiment d’avoir assisté à la naissance d’un auteur dont on entendra encore parler que je le referme. Le plus gros défaut de ce roman, c’est qu’il est trop court ! Je serais bien resté quelques jours de plus à zoner avec Salmane dans les rues de la Caverne, la cité HLM où il passe ses journées, entre le parking qu’il squatte avec ses potes et l’appartement de ses parents avec qui il vit toujours à 36 ans. Jusqu’à ce que la disparition de sa mère ne vienne chambouler son petit train-train…
De l’humour, des personnages truculents, une langue subtilement teintée d’argot, et de l’amour. L’amour d’un fils pour ses parents, et d’un père et une mère pour leur fils. Un amour qui est tu jusqu’à ce que les événements le fasse déborder. Un très beau premier roman.