Republication d'une critique de 2021
C'est toujours plus original, donc plus intéressant, quand on décale son point de vue.
Les émeutes de Los Angeles en 1992 avec un pas du côté des hispaniques plutôt que des noirs ou des blancs... Oui, bon, quelques asiatiques, un coréen, et un mexicain qui veut devenir le roi des sushis... ah le "California roll" !
Malheureusement, pas le temps de s'attacher aux personnages, beaucoup vont mourir. Car quoi de mieux que des forces de l'ordre mobilisées ailleurs pour en profiter et régler ses comptes ?
Les gangs vont se lâcher, coupables et innocents vont trinquer, hommes, femmes, enfants...
Et chaque protagoniste raconte son morceau de l'histoire, avec sa voix, son style, ses pensées, ses espoirs... jusqu'à ce que ce choral de 6 jours compose un tableau où l'on s'aperçoit que tous se croisent ou sont liés, parfois sans le savoir.
Impossible pour moi de porter un jugement sur aucun d'entre eux. Ce n'est pas le propos, de toute façon, de ce roman qui n'est ni un polar sociologique, ni un tour de force littéraire, ni... ou tout à la fois. Le lecteur, dans sa tête, se fait son film - ou plutôt sa série bien speed en 17 épisodes...
Ma question : n'ayant jamais appris l'espagnol, d'où est-ce que je tiens cette connaissance de l'argot chicano ??? Abus de séries, justement ?