Sur l’île est un roman assez austère sur la vie de la communauté d’une île ( fictive) au large du pays de Galles. Manod est la narratrice de ce récit où deux ethnologues et l’échouage d’une baleine vont changer le quotidien de ce microcosme de pêcheurs et d’éleveurs de moutons. Le lecteur sent que la jeune femme est intelligente car elle sait écrire ,parler le gallois et l’anglais, contrairement à ses congénères. L’arrivée de Joan et d’Edward va réveiller en Manod une envie d’émancipation même si elle est très attachée à son père, à sa sœur et aux autres îliens. Manod est aussi nostalgique de sa mère disparue tout en cultivant une saine appréciation de ce qu’elle a ( son goût pour la broderie, son rôle de mère de substitution pour Llenos, ramasser des coques). Pour apprécier ce livre, il faut accepter ses longues narrations avec des dialogues clairsemés car Manod observe plus qu’elle ne s’exprime. Néanmoins, le regard attentif et attendri sur les habitants de l’île est beau et la clairvoyance de Manod sur les événements et les êtres est remarquable. Une belle découverte trouvée sur le rayonnage d’un magasin de gare.