J'aime bien Amélie Nothomb, c'est mon rendez-vous littéraire de chaque fin août depuis quelques années maintenant, mais je m'attendais à ce que Tant mieux soit un peu plus marquant.
Elle a fait un super livre sur son père il y a quelques années, cette fois elle s'attaque à sa mère mais ne va pas au bout de son histoire. Elle préfère raconter sur tout un dernier chapitre pourquoi elle ne l'a pas fait et pourquoi ce livre-là n'est pas aussi bon que celui sur son père. Et désolé c'est un peu cru de le résumer comme ça, mais ce n'est pas si éloigné de la réalité. Elle n'aime pas ses deux parents de la même manière et en tant qu'écrivaine, il fallait qu'elle le fasse ressentir à son lecteur.
Même si la petite Adrienne est attachante, j'ai eu la sensation que le sujet n'intéressait plus l'autrice une fois l'adolescence passée, et c'est une gamine comme on a pu en découvrir dans d'autres romans de Nothomb : elle est aussi lucide qu'innocente et naïve, ça crée un décalage et ça marche bien à l'écrit. J'aurais tant voulu que ce soit plus touchant, plus étoffé aussi, mais ce n'est pas bien grave.
Ça fait partie de ces années où je me dis que sur les deux livres qu'Amélie Nothomb aura écrit à ce moment-là, elle n'a peut-être pas choisi de refourguer le bon à son éditeur.