Pour avoir lu la totalité de l'œuvre d'Amélie Nothomb, je suis dorénavant déçu de ses dernières publications, et celle-ci ne fait pas exception.
Dans ce roman, Amélie nous raconte la vie de sa mère, de sa naissance pendant la guerre à son mariage heureux avec son père. Nous apprenons sur son éducation, sur la noirceur de sa famille maternelle qui a forgé l'histoire de sa mère et certainement celle d'Amélie par la suite. On y retrouve les thèmes habituels de ses romans : la beauté, la jeunesse, l’enfance plus ou moins traumatique. Son style est toujours aussi agréable et expéditif, et nous emporte dans son flot narratif. Le roman n’est pas mauvais, mais il s’en serait rapproché davantage sans le dernier chapitre qui est une contextualisation de l'histoire. Je pense que c'était une erreur de la placer en dernier, le lire auparavant aurait eu beaucoup plus d’impact, et aurait donné beaucoup plus de densité à la suite du texte.
Malheureusement, encore une fois, Amélie nous sert du réchauffé, Amélie ne fait que se singer.
Je pense qu’il est assez énervant, quand on est l’un de ses lecteurs assidus, de lire encore une fois une caricature d’elle-même. Ses personnages ne sont pas spécialement attachants, il n'y a aucune émotions fortes ; tout est prévisible. Je pense que nous sommes nombreux à nous dire que l’année suivante, nous ne nous ferons pas avoir, mais nous la lirons encore.
Je pense qu’il est temps qu’elle se décide à écrire son meilleur roman : qu’elle se dépasse ; qu’elle propose autre chose ; qu’elle nous surprenne ; qu’elle nous fasse revivre les tremblements de sa stupeur, la naïveté de ses contes ; pour ne pas finir en grand-mère radoteuse.