Mon constat est toujours le même : je ne m'ennuie jamais à lire Amélie Nothomb même si je pense que la longueur toute relative de ses livres ne m'en donne pas le temps.
Ici, nous suivons la vie d'Adrienne de ses quatre ans en 1942 jusqu'à son mariage en 1960. Entre une grand-mère qui l'obligeait à manger son vomi, des parents, dont chacun a une relation extra-conjugale connue de l'autre, qui ne cessent de se disputer, une grande soeur fragile puis une petite pour qui elle est une véritable mère, la sienne étant trop occupée à trucider les chats, Adrienne constate pourtant à quinze ans qu'elle "aime scandaleusement sa vie". Il lui a suffi pour cela d'utiliser à son avantage la formule magique 'tant mieux".
Alors que je croyais lire un véritable roman, j'ai découvert à la fin du livre (je ne suis pas toujours au fait de l'actualité lttéraire ...) que la petite Adrienne, qui n'a eu un temps pour doudou que sa cuiller en bois Maïzena, n'était autre que la mère d'Amélie Nothomb !
Si j'excepte quelques observations non dénuées d'intérêt, je n'ai guère trouvé dans ce "roman" que la description brute d'une succession d'évènements et de leurs corollaires, ce qui en rend certes la lecture aisée mais finalement peu enrichissante.