Thérèse Desqueyroux, c'est tout d'abord une merveille de personnage. Thérèse est riche, extrêmement complexe, unique sans doute, prenante, et Mauriac réussit aisément à nous faire l'apprécier, la comprendre presque, chose malaisée vu le profil de la jeune femme.

Je ne raconterai pas ici l'histoire de Thérèse : z'avez qu'à lire l'oeuvre. Elle est cependant étrange à première vue, et s'éclaircit peu à peu, par couches successives, de par une narration aussi complexe que Thérèse elle-même et qui virevolte : le point de vue de Thérèse tout d'abord, avec un long retour en arrière nous expliquant la situation entrecoupé de réflexions et de description du voyage de l'héroïne, puis un retour au temps de la narration, avec un Mauriac omniscient passant de l'un à l'autre pour nous faire saisir les états d'âme de chacun.

Thérèse Desqueyroux, c'est l'histoire terrible d'une femme, qui se lit comme un rien (moins de 200 pages ça se mange sans faim) et qui captive. Après avoir lu cette oeuvre, l'image de Thérèse devient l'image du roman : marquante, grandiose presque, grave et assez dramatique pourtant.
Eggdoll

Écrit par

Critique lue 4.6K fois

9

D'autres avis sur Thérèse Desqueyroux

Thérèse Desqueyroux

Thérèse Desqueyroux

9

-Valmont-

le 9 avr. 2016

Suivre

Mauriac est un grand pervers

On va faire court. Ne cherchez pas dans ce livre l’histoire d’une satire doloriste, vous seriez déçu : Thérèse ne mea-culpate jamais. Thérèse c’est Houellebecq avec mari et soutien-gorge, à une...

Thérèse Desqueyroux

Thérèse Desqueyroux

9

Eggdoll

le 8 mai 2011

Suivre

Une personne.

Thérèse Desqueyroux, c'est tout d'abord une merveille de personnage. Thérèse est riche, extrêmement complexe, unique sans doute, prenante, et Mauriac réussit aisément à nous faire l'apprécier, la...

Thérèse Desqueyroux

Thérèse Desqueyroux

7

Verv20

le 13 nov. 2018

Suivre

L'assoiffée à la fontaine

L’analyse du roman de Mauriac en tant que satire de la bourgeoisie provinciale, si elle ne peut être considérée comme fautive, n’est pas satisfaisante en ce qu’elle laisse imaginer une assez fruste...

Du même critique

L'Insoutenable Légèreté de l'être

L'Insoutenable Légèreté de l'être

10

Eggdoll

le 11 mars 2013

Suivre

Apologie de Kundera

On a reproché ici même à Kundera de se complaire dans la méta-textualité, de débiter des truismes à la pelle, de faire de la philosophie de comptoir, de ne pas savoir se situer entre littérature et...

Salò ou les 120 journées de Sodome

Salò ou les 120 journées de Sodome

8

Eggdoll

le 6 mai 2012

Suivre

Au-delà de la dénonciation : un film à prendre pour ce qu'il est.

Les critiques que j'ai pu lire de Salo présentent surtout le film comme une dénonciation du fascisme, une transposition de Sade brillante, dans un contexte inattendu. Evidemment il y a de ça. Mais ce...

Les Jeunes Filles

Les Jeunes Filles

9

Eggdoll

le 22 mars 2017

Suivre

Un livre haïssable

Et je m'étonne que cela ait été si peu souligné. Haïssable, détestable, affreux. Allons, c'est facile à voir. C'est flagrant. Ça m'a crevé les yeux et le cœur. Montherlant est un (pardonnez-moi le...