Après le tome 1, je suis entrée dans ma lecture avec un peu de réticence. Et je dois avouer que même s’il a beaucoup de défauts, je suis entrée dans ma lecture. Les pages défilent assez facilement.
Je vais commencer avec les points positifs que j’y ai trouvés. Ce tome est plus accès à la réflexion interne, en passant du déni à la guérison. C’est le deuil de son ancienne version qu’elle doit faire et de beaucoup de choses qui l’entourent. Ce tome dépeint comment une relation peut glisser dans la toxicité si les insécurités finissent par nous enfermer nous et notre partenaire. Il y a des choix qui ont prouvé une certaine lâcheté de Tamlin, et pas des moindres. J’ai aussi eu beaucoup de mal à comprendre Lucien et ce n’est toujours pas le cas.
Feyre n’est pas ressortie indemne des épreuves qu’elle a subies dans le premier tome et c’est normal. Néanmoins, cela a été difficile de la voir en plein déni. Lorsqu’elle s’ouvre à une nouvelle relation saine, j’ai été un peu soulagée. Néanmoins, je reste un peu mal à l’aise parce que je n’ai pas l’impression qu’elle ait vraiment le choix. Parce qu’à partir, du moment où la relation commence vraiment, j’ai pu entrapercevoir ce côté un peu mâle alpha qui me déplaît. Le smut m’a un peu cringé aussi parce qu’il me parait franchement irréaliste. Alors, oui, ce sont des grand fae mais quand même…
Tout le côté Found family, notamment son amitié avec Amren, j’ai adoré. J’ai beaucoup aimé le fait qu’elle se trouve une famille qui l’accepte telle qu’elle est. J’ai beaucoup aimé le fait qu’elle se retrouve face à sa vraie famille qui n’a rien fait pour elle. J’ai, d’ailleurs, l’impression que sa vraie famille va continuer de lui en faire voir de toutes les couleurs alors qu’elle n’y ait pour pas grand chose au final.
Par contre, j’ai trouvé que le rythme était un peu décousu et que le découpage romance et fantasy était un peu bancale. Je suis tout à fait ok avec le fait que la romance prenne le pas sur la fantasy dans ce tome. Néanmoins, le fait que l’intrigue, le worldbuilding et le côté fantasy pur se concentre sur les derniers pourcentages du livre, je suis un peu plus dubitative. Parce que tout est donné en tonnes d’informations à la fin. Je me suis retrouvée noyée sous ce flot d’actions et d’informations qui s’enchaînent. Et ce n’est pas avec ces quelques pourcents que l’on peut comprendre le roi d’Hybern. On ne sait, d’ailleurs, pas grand chose sur ce royaume.
C’est un peu le défaut d’un seul point de vue et c’est pour cela que je préfère les multiples points de vue. On a accès à beaucoup plus d’éléments sur le worldbuilding, sur l’univers, sur les personnages qu’avec un seul point de vue. C’est frustrant. D’autant plus, qu’on a un point de vue de Rhysand à la fin du livre et franchement je déteste quand ils font ça.
Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait des choses qui étaient un peu tirées par les cheveux. Par exemple, l’épreuve chez la tisserande, qui est surtout nommé épreuve par rapport à ce que c’est. En fait, j’ai l’impression qu’on a voulu mettre des épreuves pour mettre des épreuves, pour donner un peu d’action alors que ça ne sert pas à grand chose. En fait, la façon dont ça se met en place n’est pas naturelle du tout selon moi. Tout comme le séjour à la cour de l’été, je trouve que le choix de ne parler pour créer une vraie alliance est plus lâche qu’autre chose. Sur ce point, ils n’agissent pas mieux que ceux qu’ils combattent.