Soljenitsyne dépeint un système concentrationnaire terrible à travers Choukhov qui semble s'y être résolu, qui en finalité le banalise même. Au sein de cet environnement froid, sans chronologie, la camaraderie et les miches de pains sont le pics sur lesquels l'on doit s'accrocher fortement. La perception du temps se fait via les tâches et protocoles auxquels on participe, ainsi qu'aux descriptions météorologiques mordantes des alentours du camp. Parmi les cabans gris, certains zeks sont des enflures, quelques supérieurs sont bienveillants, montrant un rouage carcéral qui avale tout sans différenciation.