Facile à lire dans sa version originale, les rebondissements s’enchaînent et retiennent l’attention. On a toutefois souvent l’impression de lire la novelisation d’une série Netflix ; sur la forme, les dialogues et les scènes n’échappent pas aux clichés de ce jeu d’acteur formaté. Le style de l’auteur n’est pas non plus d’une grande richesse, ce qui a l’avantage d’accélérer la lecture mais l’inconvénient de ne faire reposer l’intérêt de l’oeuvre que sur le scénario (assez bon) et non sur un plaisir esthétique qui vient à manquer. Par moment, la narration devient même verbeuse et creuse, comme si on écoutait la logorrhée d’une amie qui improvise ses confessions à l’oral.
Concernant le fond, le thème du racisme ordinaire et du mensonge sont illustrés de façon plutôt intéressante, avec des éléments pertinents et convaincants, bien amenés par une subtile ironie.