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le 2 avr. 2017
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J'avoue avoir été agacé par le début de "13 Reasons Why", car beaucoup trop de scènes ne sont mises en place que pour créer du suspense un peu factice, le grand classique où tout le monde prend un...
Ce qui est terrible dans « 13 reasons why », c’est qu’on sait dès le début qu’Hannah s’est tuée. Pourquoi, se demande-t-on, une jeune fille futée et mignonne, avec de chouettes parents, peut en arriver là ?
Une fille comme les autres
Avant de mourir, Hannah Baker a enregistré des cassettes audio, avec ses confessions et les a transmises à ses proches. En secondaire (au lycée), chacun fait comme il peut, avec ce leg quasiment insoutenable. Dans « 13 reasons why », les ados se croisent, se cherchent, s’aiment ou se détestent, ils souffrent en silence, ils ne parviennent pas à exprimer leurs sentiments. Cela sonne vrai. Cela fait froid dans le dos.
Scénaristes et psys
Pour s’emparer d’un sujet aussi difficile, les scénaristes de la série (adaptée du roman « 13 raisons » de Jay Asher) ont fait appel à des psychiatres et psychologues. Leur histoire est réussie : on se croirait dans les couloirs d’un collège ou dans la chambre d’un adolescent comme Clay, le héros qui mène l’enquête et se sent à part, rejeté du groupe des vedettes de l’école.
Suicide et culpabilité
Au cours de 13 épisodes, Hannah raconte comment elle en est arrivée à se suicider et donne 13 raisons détaillées. La construction du récit mélange le passé et le présent. Bien entendu, chacun semble avoir sa version de l’histoire, mais il s’avère que l’enchaînement de faits banals peut amener à une catastrophe pour ceux qui souffrent de harcèlement. Là peut commencer le débat sur ce qui touche les adolescents : jusqu’où peut-on aller ? Il y a des séries plus amusantes que celles-ci, mais « 13 reasons why » est sans conteste une réussite, tant elle triture les questions de l’adolescence. Et si elle parvient à susciter le débat entre les adolescents, c’est encore mieux. Car personne n’est épargné par le risque de harcèlement.
Rythme et talent
Outre les acteurs, qui sont tous surprenants (les héros, Dylan Minnette et Katherine Langford en premier, mais aussi la mère, jouée par Kate Walsh de "Grey's anatomy"), cette série originale Netflix est enlevée par une bande-son affolante pour les nostalgiques des années 80 (The Cure, Joy Division ou The alarm). Une réussite.
V. N.
Journaliste sur http://www.proximustv.be/fr/info/chroniques/auteurs/2/valerie
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Créée
le 5 avr. 2017
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le 2 avr. 2017
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