“All’s Fair” peine à convaincre malgré son potentiel narratif et la réputation de Ryan Murphy. La série s’enlise trop souvent dans des scènes inutiles qui n’apportent rien au développement des personnages ni à l’intrigue principale. Les dialogues, parfois creux et dépourvus d’émotions, n’arrivent pas à donner de l’ampleur aux situations juridiques, pourtant censées être au cœur du récit. Ces dernières passent d’ailleurs au second plan, traitées de manière trop rapide et superficielle, ce qui frustre autant qu’intrigue.
Le casting, bien que performant pour la plupart, se heurte à l’écriture de certains personnages, trop fades, agaçants, voire inintéressants. Kim Kardashian, malgré des efforts visibles, montre encore des limites importantes dans l’expression des émotions, ce qui fragilise certaines scènes clés. Sur le plan visuel, la série mise sur un esthétisme léché mais superficiel, donnant parfois l’impression d’une vitrine vide plutôt que d’un univers crédible et habité. Bourrée de clichés et ponctuée de séquences répétitives, “All’s Fair” manque d’audace et d’authenticité, laissant derrière elle une impression de projet inabouti.