Série efficace, bien écrite et bien rythmée : ça tient la route sur six épisodes, sans remplissage. Le pitch est simple — femme prisonnière d’un mariage violent, échappatoire risquée avec un ancien ami — mais le montage serre l’étau épisode après épisode, avec des accroches claires et une progression lisible.
Verónica Sánchez porte le récit, tout en retenue, face à un Daniel Grao glaçant de banalité; le duo donne le nerf et l’ambiguïté nécessaires pour éviter le misérabilisme. La mise en scène reste droite : tension domestique, pas d’esbroufe, un découpage qui privilégie le point de vue d’Ángela et laisse l’horreur affleurer. Même quand la série emprunte des codes familiers du thriller conjugal, l’exécution — écriture propre, tempo régulier — fait la différence.