De temps en temps, on tombe sur une perle.
C'est une peinture de la société turque, entre tradition et modernité, avec, comme fil conducteur, la femme, et la femme voilée, paradoxalement la pointe du progrès, miroir de la femme émancipée.
Entre le "hodjo", vieux sage, juge, donneur de conseils, masculin, et les psychiatres féminines, se partage une fille de la campagne qui tombe dans les pommes.
A la violence des hommes, répond la finesse des femmes. Elles pleurent beaucoup.
Et les occidentalisées ne sont pas plus heureuses.
Le bonheur, d'après cette série, semble se trouver dans les traditions, socle culturel, et, qu'on le veuille ou non, dans le mariage traditionnel.
Les plans sont lents, les fondus au noir aussi. Les épisodes sont souvent ponctués de chansons orientales, romantiques et désuètes.
Les actrices aux yeux bleus sont magnifiques . Et le plus poignant, ce sont les regards caméra dans les plans fixes.
Une série très réussie.
- turquish delight = loukoum en anglais