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L'idée de départ est intéressante mais c'est un peu trop fouillis pour moiIntéressant néanmoins de mêler des séquences d'archives aux scènes du feuilletonOn s'aperçoit à quel point certaines...
Au départ j'étais surpris par le ton goguenard de la série ou son côté farce historique (façon Les bidasses en folie des Charlots), ce qui contrastait singulièrement avec l'effet de réalisme apporté par la mise en scène et à la reconstitiion historique du Centre universitaire expérimental de Vincennes. La mise en relief des rôles principaux oscillait entre drôlerie et agacement, et flirtait avec une sorte de psychologie de roman photo. Cette approche outrée cherchait sans doute à susciter d'emblée chez le spectateur une forme lecture distanciée : aucune fascination pour ce grand "souk" de la pensée ou cette parenthèse "adolescente" de la constitution et de la transmission d'un savoir. Seule une tonalité loufoque permettait de rendre l'atmosphère de « cette université pour les emmerdeurs. » (De Gaulle) ou de ce « Katmandou-sur-Marne » (presse de l'époque).
Les personnages évolueront et gagneront en complexité ou densité dramtique, ils pouront même, tel Zelig, se fondre dans certaines images d'archives ou dialoguer - parfois même "consulter" - certains des grands penseurs de l'époque.
Un autre sentiment d'étrangeté gagne : celui de voir dans l'écriture du scénario, à travers un mélange d'anachronisme, d'utopie et d'uchronie, certaines de nos questions de société actuelles maturer ou infuser déjà au coeur des débats de l'année 1969.
C'est pourquoi toute la beauté et la force de la série tient sans doute dans sa capacité à faire résonner de façon urticante les tensions et clivages de l'époque actuelle avec les tensions et les clivages qui régnaient alors dans le creuset d' "une espèce de ghetto qui enferm(ait) le gauchisme ambiant" (François Dosse).
Nous avions parlé ci-dessus des Charlots, ii ne me semble pas farfelu d'invoquer Charlot lui-même dans cette utopie pédagogique ouverte à tous, notamment en faisant référence au final du film Le Dictateur, car il partage avec Camarades un même point d'orgue oratoire et humaniste.
Scénario Benjamin CHARBIT, Dominique BAUMARD
Réalisation Benjamin CHARBIT, Dominique BAUMARD
Musique Julie ROUÉ
Avec Manon KNEUSÉ, Pierre-François GAREL, Lulja COMAR, Grégory GADEBOIS, Micha LESCOT, Emilie INCERTI FORMENTINI, Vincent ELBAZ, Reda BENDAHOU, Constance DOLLÉ
Production AGAT FILMS & CIE / EX NIHILO, Sunday Afternoon
Coproducteurs ARTE France, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis
Diffusion ARTE
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Créée
il y a 7 jours
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