Le bruit sourd du destin qui frappe.
Les femmes défient le temps, au point de ne pas se laisser capturer dans l'image du photographe. Ce défi au temps, cette distorsion dans la représentation, cette tentative de répéter, sur la scène de la vie, sa propre mort, tout cela frise en permanence avec la tragédie. Un destin commun semble surgir des couloirs du temps de la demeure familiale, et faire tomber, au cœur des ténèbres familiales, génération après génération, les figurines les plus réceptives, les figures les plus à l'écoute des "échos du passé". Le motif du nombril revient à plusieurs fois dans le film, symbole d'un labyrinthe existentiel, sentier des douaniers par lequel on s'égare, on transgresse, miroir du temps qui vous invite à rejouer les scènes du passé.
Beau film pour se laisser transporter en ce début de l'année 2026.