Five Days promettait bien plus que ce qu’elle finit par offrir. L’idée de raconter l’histoire à travers cinq journées clés avait de l’attrait, et sa présentation comme drame criminel semblait solide. Mais au final, le résultat reste à mi-chemin entre le thriller émotionnel et le portrait choral, sans réellement briller dans l’un ou l’autre registre.
Le principal problème, c’est qu’on a du mal à se connecter aux personnages. Malgré le bon travail d’acteurs comme Penelope Wilton ou Hugh Bonneville, leurs conflits restent flous, et la charge émotionnelle que la série tente de transmettre ne prend jamais vraiment. L’intrigue avance, certes, mais sans générer la tension ni l’empathie nécessaires à une série de ce genre.
Par moments, elle semble vouloir être davantage une réflexion sur le deuil et le jugement social qu’un véritable mystère — ce qui ne poserait pas problème si l’intrigue principale ne se résolvait pas de façon précipitée et assez forcée. Le dernier épisode, en particulier, laisse une impression de conclusion artificielle, comme si on avait choisi la facilité au lieu d’une fin plus cohérente ou marquante.
Il y a bien quelques scènes réussies, mais la série ne décolle jamais vraiment. Pour être honnête, j’en attendais plus d’une mini-série que la BBC avait présentée comme l’une de ses productions phares. Au final, Five Days ressemble davantage à une occasion manquée qu’à une série qui laisse une empreinte durable.